Beaucoup de propriétaires, vendeurs ou bailleurs, voient probablement la constitution du dossier de diagnostics techniques comme une contrainte. Lorsque le bien est ancien, en particulier, cela représente beaucoup d’expertises à fournir et un budget à prévoir avant la vente ou la location, sans mentionner le coût des éventuels travaux à réaliser. Néanmoins, les diagnostics immobiliers protègent les personnes, les biens et l’environnement.
Les obligations actuelles des vendeurs et des bailleurs
À ce jour, le nombre de diagnostics techniques obligatoires s’élèvent potentiellement jusqu’à 8 pour les propriétaires vendeurs sur la côte d’Azur, 7 pour les bailleurs. Aux diagnostics DPE, amiante, plomb, gaz, électricité, loi Boutin et ERP exigés pour les bailleurs, s’ajoute le diagnostic termites. Les mesurages Boutin et Carrez sont un peu particuliers, l’un étant réservé aux locations de logements principaux, l’autres aux ventes en copropriété.
L’utilité des diagnostics obligatoires pour les locataires et acheteurs
La récente tragédie des effondrements d’immeubles à Marseille souligne, si c’était nécessaire, les risques dans les bâtiments. Informer les futurs occupants, ou les investisseurs, du risque d’amiante, d’une installation électrique défectueuse ou encore de la présence de termites semble évident. Ne se posent finalement que deux questions : la fiabilité des diagnostics immobiliers et leur valeur informative. Sauf problèmes sanitaires majeurs ou danger grave et imminent (DGI), le diagnostiqueur contrôle et préconise, sans obligation de travaux.