Selon les auteurs de l’étude, 81% des acheteurs y portent « une attention toute particulière avant même de programmer une visite ». A l’inverse, les vendeurs ne considèrent pas la performance énergétique comme un élément important pour la vente de leurs biens : ils sont seulement 30 % seulement à connaître l’étiquette énergétique. D’ailleurs, cette ignorance peut être préjudiciable lors de la vente du bien, dans un contexte où le marché revient sur ses fondamentaux. Avec en prévision une baisse des ventes en 2022, il est important pour les propriétaires de connaître leurs biens, afin de vendre au meilleur prix et dans les meilleurs délais.
Dans un contexte sanitaire spécial, les différents confinements, les Français ont pris conscience de l’importance du confort dans leurs logements. Ainsi, depuis le début des crises sanitaires en 2020, le critère du bien-être s’impose donc naturellement au moment de l’acquisition d’un nouveau bien immobilier. C’est dans cet environnement, que l’étiquette énergétique optimale s’impose progressivement comme un gage de qualité pour le logement. Ainsi, il y a moins de travaux et donc moins de coûts. En revanche, une étiquette énergétique plus basse, peut-être préféré, car cela peut donner lieu à une négociation du prix d’achat.
Si les biens énergétiquement performants sont très prisés pour leur confort, les biens dits « passoires thermiques », ne sont pas forcément boudé. En effet, un bien moins bien classé peut-être plus facilement négocié et peut devenir une opportunité pour certains profils d’acquéreurs. D’ailleurs, 96 % des primo-accédants au budget serré se tourneront vers ces biens. 44 % des futurs acheteurs, se disant prêt à réaliser des travaux de rénovation énergétique dans leur logement, ont moins de 35 ans.
Ainsi, dix mois après que la réforme du DPE soit entrée en vigueur et la fameuse étiquette énergétique semble prendre toujours un peu plus de poids.