Au début de l’année 2018, l’état des risques ERNMT a été modifié pour devenir l’ESRIS (État des servitudes risques et d’information sur les sols). Cependant, l’obligation d’information quant au risque radon est réellement obligatoire depuis le 1er juillet 2018.
Pourquoi signaler aux locataires et acquéreurs le potentiel radon ?
La désintégration de l’uranium et du radium provoque un gaz radioactif, à savoir le radon. Le problème étant que l’exposition à ce gaz peut provoquer des cancers pulmonaires. Le radon s’infiltre dans les habitations, en particulier lorsqu’elles sont insuffisamment ventilés. En fonction de l’étanchéité entre le terrain et le bâtiment, le radon gagne ainsi les logements.
Une information que les professionnels attendaient depuis longtemps
Une ordonnance datant de février 2016 prévoyait déjà l’intégration des zones à potentiel radon dans l’État des risques. Au bout du compte, c’est à la fin du mois de juin que le décret a enfin été publié. Les propriétaires désirant vendre ou louer un bien immobilier devront donc faire attention à fournir un ESRIS complet, surtout dans les zones à risque.
Quel est le potentiel radon dans le Var et les Bouches-du-Rhône ?
Certaines villes du Var et des Bouches-du-Rhône sont en zone 1 (potentiel radon faible), d’autres en zone 2 (potentiel radon faible mais avec un risque de contamination des bâtiments) et d’autres enfin en zone 3 (potentiel radon significatif). Sanary-sur-Mer, par exemple, est en zone 3. Votre diagnostiqueur intègrera cette information à votre ESRIS.