Si vous êtes propriétaire d’un bien et que vous constatez une fissure sur votre façade, cela est peut-être dû à un mouvement de fondation.
Les maisons individuelles sont généralement fondées superficiellement par des semelles en béton armé. En présence d’un sol déformable, ces fondations peuvent subir des mouvements susceptibles d’entraîner des dommages importants.
La déformabilité du sol sous l’effet des charges apportées peut ainsi favoriser l’apparition des fissures ou lézardes sur les murs. Les aménagements intérieurs, surtout s’ils sont en dur (cloison en carreaux de plâtre, carrelage), peuvent aussi subir les contrecoups de ces mouvements.
Un tassement différentiel des fondations de l’ordre du centimètre peut suffire à induire ces phénomènes.
Les maisons individuelles concernées ont généralement été construites en maçonnerie (briques ou blocs de béton), sans sous-sol complet, sur des fondations en béton armé de faible profondeur (en général entre 0.50 m et 1 m).
Ces fondations ont pour fonction de diffuser les charges de bâtiment (poids des matériaux et charges d’exploitation) dans le sol jusqu’à une profondeur qui ne dépasse pas, en principe, 3 à 4 m sous leur niveau d’assise (voir schéma plus bas).
Si, dans ces limites, le terrain est composé d’éléments rocheux de façon homogène, aucun incident grave n’est à craindre. Le pavillon risque, en revanche de subir les conséquences de mouvement du sol si celui-ci contient de manière aléatoire des inclusions rocheuses ou comporte une couche déformable (argileuse, limoneuse, sableuse).
Trois conditions doivent être réunies pour déclencher la fissuration :

NF P94-500 (mission d’ingénierie géotechnique, classification et spécification); XP P94-01 (Sols :reconnaissance et essais) ; DTU 13.11 (fondation superficielle) ; DTU 13.12 (règle pour le calcul des fondations superficielles) ; NF DTU 20.1 (ouvrages et maçonnerie en petit éléments).
Article tiré des « fiche pathologie bâtiment » de l’Agence Qualité Construction et de la Fondation Excellence SMA.